La pêche aux leurres est une technique utilisée pour la pêche aux carnassiers depuis très longtemps. Très productive, elle permet de couvrir de grandes étendues pour partir à la recherche de poissons. Deux grandes écoles jouent des coudes, le spinning qui correspond plutôt au matériel utilisé en France, et le casting, plus anglo-saxon. La différence porte essentiellement sur les cannes et moulinets, mais aussi sur le leurre qui sera utilisé, le spinning étant plus conseillé pour les petits leurres. D’ailleurs, afin de faire face à toute situation, un nombre impressionnant de leurres existent sur le marché, de quoi déstabiliser si l’on est débutant. Nous vous proposons un tour d’horizon des deux solutions les plus utilisées !

L’incontournable leurre souple

Plutôt polyvalents, les leurres souples (figuratifs ou non figuratifs) représentent un équipement pour pêcher les carnassiers fortement apprécié, notamment du fait qu’ils s’utilisent de manière différente selon le montage et la plombée. Du fait de leur souplesse, ils présentent l’avantage d’onduler, même en étant à l’arrêt, et sont fortement appréciés pour la pêche au sandre et au black-bass. Il en existe un très large panel : équipés d’une tête plombée, d’une monture Drachko, avec une forme de queue en faucille, twist, grubs, shads… L’intérêt sera de faire remonter le leurre en légers sautillements plus ou moins amples. Si le lieu est plutôt situé au milieu d’herbes, avec des branchages ou arbres morts, il est alors conseillé de partir sur une variante, le soft jerkbaits (ou jerkbaits souples), généralement peu plombé, voire pas du tout. Ils ont l’avantage de ne pas s’accrocher.

Vous trouverez d’autres leurres souples en forme de vers, de grenouilles, de lézards… Vous aurez le temps de les tester par la suite, mais pour débuter, partez sur un basique misant plutôt sur l’ondulation. Selon le carnassier, la taille du leurre va jouer un rôle : le black-bass a les yeux plus gros que le ventre, le brochet quant à lui préfère avoir le choix entre plusieurs gabarits de proie. La période va également influer le choix du leurre, tout comme la météo : privilégiez des leurres brillants, éclatants par temps ensoleillé, et plus foncés par temps couvert.

Le succès des cuillères

Autre leurre, fortement apprécié, les cuillères, tournantes ou ondulantes, elles émettent des vibrations différentes. La cuillère (ou cuiller) tournante est utilisée pour toutes les espèces de carnassiers, c’est un incontournable. De forme allongée (feuille de saule) ou ronde (Colorado), elle fonctionne par une palette qui tourne autour d’un axe, ce qui crée des vibrations et des reflets. Vous aurez le choix de la plomber sur l’axe ou en tête et concernant le choix de la taille, elle est à définir selon le poisson recherché (de 3 à 7 par exemple pour le brochet). La cuillère tournante est idéale pour se familiariser avec cette approche, car elle ne demande pas de technique particulière. En effet, il suffit de la ramener vers soi de manière régulière, en donnant quelques effets (changement de direction, accélération…).

Autre cuillère, l’ondulante. Elle est surtout utilisée par les anglo-saxons mais présente toutefois un grand intérêt. Conçue en métal aplati et courbé, l’ondulation et les éclats lumineux sont plus que tentants pour la proie. Son utilisation demande un peu plus de pratique de la cuillère tournante, à savoir effectuer des tirées et des relâchées sans brider la cuillère en maintenant toutefois une tension suffisante. Par la suite, une fois ces techniques testées et maîtrisées, vous pourrez vous essayer aux spinnerbaits, buzzbaits, jigs, swimbaits et autres poissons nageurs ! Renseignez-vous bien sur les licences et périodes d’ouverture réglementées !